publié par LDN, le dimanche 17 décembre 2006
Une propagande nous martelle que le nucléaire est la seule issue possible pour remplacer les énergies fossiles. Soit disant sûr, propre et rentable, sensé garantir notre indépendance énergétique et réduire les gaz à effet de serre, il paraîtrait, qu’en plus, le nucléaire génère des emplois !
Il existe d’autres solutions. Le collectif STOP EPR et le Réseau Sortir du Nucléaire ont réalisé des études qui décrivent des plans permettant, à terme, de se passer du nucléaire.
Le risque 0 n’existe pas. Partant de là, la question à se poser n’est pas si un accident va se produire, mais quand va t-il se produire. De plus, le risque augmente avec le nombre d’installations, la durée d’exploitation et la complexité des technologies mises en oeuvre.
Par ailleurs, chaque centrale nucléaire représente une cible de choix pour un attentat terroriste.
Qu’en est-il des milliers de tonnes de déchets nucléaires générés ? D’une extrème nocivité (une dose de quelques micro-grammes est mortelle), ces matières mettent des dizaines de milliers d’années pour cesser d’être dangeureuses. La seule chose que nous sachions aujourd’hui en faire, c’est les enfouir. Or cela est risqué, pour preuve les problèmes rencontrés au centre d’enfouissement de la Hague : suite à un affaissement le stockage de certains éléments déchets baigne dans la nappe phréatique !
Le prix du KWh nucléaire présenté par les instances officielles ne tient pas compte des investissements en recherche et du prix du démantélement sans cesse revu à la hausse. Il y a aussi des coûts indirects liés au transport (construction de lignes à très haute tension).
Il est très difficile de contrôler le niveau de production électrique d’un réacteur nucléaire (Arrêter ou démarrer un réacteur se fait en plusieurs jours). Bien souvent, l’ensemble des réacteurs français sont en suproduction. Certes, une partie de l’électricité est vendue aux pays voisins (16% de la production électrique totale en France). Mais pas pendant les heures des pointes. Durant ces heures, la situation est inversée EDF est obligé d’acheter de l’électricité à l’étranger (cela représente environ 3% de l’énergie électrique fournie en France) et le tarif n’est pas le même. Ainsi, la balance des importations/exportations d’électricité de la France semble positive si elle est exprimée en KWh, mais elle ne l’est plus du tout d’un point de vue économique.
Quelle est la matière première nécessaire pour alimenter les centrales nucléaires ? L’uranium. La France dispose t’elle de mines d’uranium ? Non. Seuls une poignée de pays exportent l’uranium dont le prix à quadruplé ces dernières années.
Par rapport à l’indépendance, il faut également considérer ce qui a été dit plus haut au sujet de l’électricité achetée à l’étranger durant les heures de pointes.
La production d’électricité nucléaire ne représente que 2,5% de l’énergie livrée au consommateur dans le monde. La réduction des émissions de gaz CO2 serait donc insignifiante si le nucléaire se répendait. Par ailleurs, il existe bien d’autres technologies permettant de réduire les quantités de gaz à effet de serre.
Bien moins que l’utilisation des énergies renouvelables. À budget de fonctionnement équivalent, les initiatives pour économiser et diversifier les énergies pourraient génèrer des dizaines de fois plus d’emplois pérennes que l’EPR.
Pour tout ces raisons, nous ne pouvons laisser se construire cette abération. Consultez la page STOP EPR - Agir et participez à la manifestation anti-EPR du 17 mars 2007.
Des débats sont organisés sur tout le territoire national. Ils sont introduits par un diaporama qui présente les dangers de l’EPR et les enjeux liés à sa (non-)construction. Consultez la page STOP EPR - Agenda pour connaître les dates et lieus de ces débats.
Si vous souhaitez en organiser un, contactez-nous. Sébastien peut intervenir pour présenter le diaporama et animer le débat.